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Mon Parcours

Je suis né à Nice, le 1er juillet 1955. Je tiens à le dire parce que Nice est une ville extraordinaire, dans un cadre naturel magnifique, certes, bénéficiant du climat que tout le monde connaît, si doux, mais aussi parce qu'humainement, c'est une expérience rare. Nice a conjugué, depuis vingt-cinq siècles, l'enracinement et l'ouverture. Elle vous apprend à la fois une vieille civilisation, une culture profonde, et elle vous offre de découvrir le monde par le mélange des cultures de tous ceux qui l'habitent. Je le répète, c'est une expérience magnifique, qui ouvre le cœur et l'esprit à la nature et à l'autre.


Je suis en quelque sorte le produit de cette expérience et de cette pluralité, puisque je suis le petit-fils d'un couple d'immigrés italiens. Ces racines m'ont appris autre chose : l'amour de la France. Mes grands-parents ne sont pas venus ici uniquement pour manger. Ils ont choisi ce pays parce qu'ils admiraient ses valeurs et ils s'en sont profondément imprégnés. Et c'est ainsi qu'en octobre 1960, mon grand-père m'a emmené, avec mon père, voir le général De Gaulle, qui était à Nice dans le cadre de la célébration du 100e anniversaire du rattachement du comté de Nice à la France. Ce fut ma première émotion politique, et elle a beaucoup compté. La politique, si elle ne s'adresse qu'à la raison, ignore une bonne partie de ce qui fait l'Homme, c'est-à-dire ses émotions. Plus tard, pour moi, la raison est venue soutenir l'émotion et aujourd'hui encore, je suis un gaulliste de cœur autant que de raison.


Je reviens à mon parcours personnel. J'ai grandi de ce quartier du centre-nord de la ville, autour du lycée du Parc-Impérial, de la place de la Libération, du Passage-à-Niveau. C'est un quartier qui résume bien ce qu'est Nice : des immeubles et des villas magnifiques, héritage des riches hivernants, et aussi des maisons et des commerces pleins de vie populaire, celle des Niçois de toutes origines. Deux mondes qui ne font qu'un.


C'est là qu'est née une autre passion. Il y avait, rue Trachel, un garage qui s'était transformé en magasin de motos, tenu par toute une famille, la famille Onda. Et j'ai découvert la mécanique, sa précision, le travail des hommes, leur intelligence des objets. Et avec la vitesse, qui implique un coup d'œil assuré, la nécessité de choisir vite et juste la meilleure trajectoire, la solution la plus efficace. Voilà ce que fut mon autre école : celle de l'outil, de l'exactitude, de l'audace. Cette école m'a ouvert le monde entier puisque, à force d'entraînement et de travail, je suis devenu à plusieurs reprises champion de France de moto. A ce titre, j'ai représenté la France sur tous les circuits du monde. Mon expérience personnelle s'est enrichie de la rencontre d'autres cultures, et des valeurs du sport de haut niveau : ténacité, abnégation, audace, fierté de représenter mon pays...


C'est le sport qui m'a amené à l'action politique. Il y a bien des points communs, d'ailleurs. Le sportif, comme le responsable politique, doit savoir s'appuyer sur une équipe, même dans les sports individuels. Il doit aussi sans cesse s'améliorer, s'informer des progrès techniques, réfléchir aux stratégies les plus fécondes. Il doit porter des valeurs, car souvent il est pris comme exemple. Il est enfin proche de ceux qui partagent ces valeurs. C'est en tout cas l'idée que je m'en fais.


Alors oui, c'est le sport qui m'a conduit à la politique. C'est parce que j'étais un champion, je le dis sans fausse modestie, que j'ai été remarqué par Jacques Médecin, en 1983. Il m'a demandé de figurer sur sa liste municipale et, une fois élu, il m'a confié une subdélégation aux Sports.


Pendant ces années, j'ai appris, encore. J'adore apprendre. J'ai appris le fonctionnement de l'administration, les contraintes et les limites de l'action politique. Et j'ai aussi beaucoup ressenti, une émotion nouvelle. Pas celle de la victoire, qui est somme toute éphémère. Celle de servir, au quotidien, le bien commun, et de voir sortir de terre des réalisations ou de voir naître des services qui sont attendus de tous et profitent à tous.


A partir de 1983, donc, j'entre en politique. Certains parlent de carrière. Je dirais plutôt que c'est un parcours. En effet, je ne vois pas un mandat électif comme un élément de carrière. Je le considère plutôt, d'abord comme un honneur, et ensuite comme un devoir, une sorte de chemin de devoir qu'on s'efforce de parcourir, souvent au milieu des périls. Mais je suis un adepte des sports de montagne et des courses de fond, que je pratique encore aujourd'hui avec bonheur. Les sentiers étroits et escarpés ne me font pas peur. Il convient simplement de les affronter avec courage, d'y apporter son expérience et de le faire avec de solides amis.


Ce parcours commence en 1983, et se poursuit grâce à la confiance des citoyens de cette région. Depuis cette date, j'ai eu l'honneur de représenter les habitants des Alpes-Maritimes dans un grand nombre de mandats, dont vous trouverez la liste dans une autre partie de ce site, avec toutes les précisions possibles. Mais plus que l'énumération de ces mandats, des élections et des réélections -car l'important, à mes yeux, n'est pas d'être élu, ce qui peut être un accident, mais bien d'être réélu, ce qui prouve que les citoyens approuvent votre action-, je voudrais insister sur un point.


La diversité de ces mandats, au plan municipal, au plan départemental, au plan régional et jusqu'à la représentation nationale au sein de l'Assemblée, où je siège toujours aujourd'hui, m'a permis à la fois de rester sans cesse au contact des réalités de cette terre, depuis le canton de Saint-Etienne-de-Tinée, en haut de notre montagne, jusqu'à la ville de Nice, et de prendre part au débat sur des enjeux théoriques, politiques, juridiques nationaux et internationaux. Pour moi, c'est l'essence même de l'action politique : partager la réalité des femmes et des hommes qui la vivent, et agir au niveau de ceux qui la décident.


A tous les niveaux, d'ailleurs, puisque j'ai eu l'honneur d'être appelé au gouvernement, par trois fois, depuis 2005, dans des responsabilités aussi différentes que l'Aménagement du Territoire, les Départements et Territoires d'Outre-Mer et l'Industrie. Dois-je le dire ? Mon expérience du terrain, des réalités, des aspirations des hommes et des femmes que je vois ici, au quotidien, a été pour moi déterminante face aux conservatismes, aux certitudes, à la routine parfois. J'ai sans cesse suivi une méthode : être un loyal serviteur de la politique du gouvernement et du président de la République que les Français ont choisis, et agir sans ne jamais perdre de vue que tout ce qui se décide dans un ministère a des répercussions, souvent bénéfiques, parfois terribles, pour chaque citoyen, notamment les plus humbles.


Et puis, en mars 2008, j'ai été élu maire de Nice, ma ville, avec le soutien, les convictions et le travail d'une magnifique équipe. Quelle journée ! Ca été pour moi un moment d'intense émotion. J'ai pensé aux miens, à mes grands-parents, à leur fierté s'ils avaient vu ça, et j'ai mis d'ailleurs leur photo, jeunes mariés, dans mon bureau. A mes filles, aussi, aux yeux de qui mon devoir d'exemplarité s'est renforcé. Et puis à tous les Niçois et Niçoises que je connais, à mes copains d'enfance, à mon quartier, à tout ce monde que je porte en moi. Eh oui, ce jour- là, avec toute mon équipe, ça été un sacré jour !


Mais je l'ai dit, la victoire est grisante et éphémère. Ce qui m'importe, maintenant, c'est le travail et surtout, de ne pas décevoir les espérances et les aspirations des Niçoises et des Niçois. Alors, sans cesse, à Nice, sur le territoire de la Communauté urbaine Nice- Côte d'Azur qui va bientôt devenir la première en date des métropoles françaises, et qui sera de toutes façons la plus diverse puisqu'elle s'étend des rivages de la Méditerranée aux sommets du Mercantour, je m'emploie à tenir mes engagements et à adapter, au quotidien, le fonctionnement de cet espace aux évolutions du monde et aux demandes des habitants.


Sans cesse, je travaille, je m'informe, j'écoute, j'apprends, oui, j'apprends encore, parce que je ne prétends pas détenir le secret de toutes choses et vivre ainsi sur des certitudes, dans ce monde qui chaque jour en abat par dizaines. Cela se traduit, dans mon esprit, en restant fidèle aux valeurs que j'ai égrenées devant vous, par la nécessité de respecter ce qui fait l'identité multiséculaire de cette terre, c'est-à-dire son paysage et son environnement, par la volonté de veiller aujourd'hui à ce que chacun ici, vive librement, en sécurité, et dignement, et par le souci de préparer, notamment par l'innovation et l'audace économique, le territoire de demain.

Mes responsabilites

Fonctions ministérielles

  • 2 juin 2005 - 15 mai 2007 : ministre délégué à l'Aménagement du territoire du gouvernement Dominique de Villepin
  • 19 juin 2007 - 17 mars 2008 : secrétaire d'état chargé de l'Outre-mer auprès du Ministère de l'Intérieur dans le gouvernement François Fillon II
  • 23 juin 2009 - 14 novembre 2010 : ministre auprès de la ministre de l'économie, de l'Industrie et de l'Emploi, chargé de l'Industrie, dans le gouvernement Fillon II

Mandats électifs

Député

  • 13 juin 1988 - 1er avril 1993 : député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes
  • 2 avril 1993 - 17 décembre 1993 : député de la 2e circonscription des Alpes-Maritimes
  • 1er juin 1997 - 18 juin 2002 : député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes
  • 19 juin 2002 - 2 juillet 2005: député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes
  • 20 juin 2007 - 19 juillet 2007: député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes
  • 26 mai 2008 - 23 juillet 2009: député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes
  • Depuis le 14 décembre 2010: député de la 5e circonscription des Alpes-Maritimes

Conseiller régional

  • 23 mars 1992 - 15 mars 1998 : premier vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur
  • 16 mars 1998 - 21 août 2002 : conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur

Conseiller général

  • 18 mars 1985 - 29 mars 1992 : conseiller général des Alpes-Maritimes (canton de Nice 8)
  • 30 mars 1992 - 17 avril 1993 : conseiller général des Alpes-Maritimes (canton de Nice 8)
  • 18 mars 2001 - 17 septembre 2003 : premier vice-président du conseil général des Alpes-Maritimes (canton de Saint-étienne-de-Tinée)
  • 18 septembre 2003 - 14 décembre 2008 : président du conseil général des Alpes-Maritimes (canton de Saint-étienne-de-Tinée)
  • 15 décembre 2008 - 12 juin 2009: conseiller général des Alpes-Maritimes (canton de Saint-étienne-de-Tinée)

Conseiller municipal

  • 14 mars 1983 - 19 mars 1989 : conseiller municipal de Nice
  • 20 mars 1989 - 1er juillet 1990 : conseiller municipal de Nice
  • Depuis le 21 mars 2008 : Maire de Nice
  • Du 18 avril 2008 au 31 décembre 2011 : président de la communauté d'agglomération Nice-Côte d'Azur (CANCA), devenue, fin 2008, communauté urbaine Nice Côte d'Azur
  • Depuis le 9 décembre 2011, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, 1ère Métropole de France

Conseiller communautaire

  • Du 18 avril 2008 au 31 décembre 2011 : président de la communauté d'agglomération Nice-Côte d'Azur (CANCA), devenue, fin 2008, communauté urbaine Nice Côte d'Azur
  • Depuis le 9 décembre 2012, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, 1ère Métropole de France

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